Toyota va investir 300 millions d’euros dans son usine à Onnaing

Toyota Motor Corporation, ou simplement Toyota, est un constructeur automobile d’origine japonaise et l’un des plus grands du monde avec Volkswagen et Daimler. Il possède de nombreux sites de construction dans le monde, y compris à Onnaing dans le Nord de la France, près de Valenciennes. Actuellement, le constructeur prévoit d’y investir 300 millions d’euros. Le directeur de l’usine l’a confirmé lors de la visite de président Emmanuel Macron, lundi, qui a lui-même donné crédit à cette annonce.

Création de 700 emplois CDI et 100 intérimaires d’ici 2020

Depuis plusieurs mois, la direction de l’usine a insisté sur le fait de créer une « nouvelle plateforme » ou plus clairement, une usine plus modernisée et agrandie sur le site. Cette fois c’est officiel, car Toyota va investir 300 millions d’euros dans son usine Valenciennois. Le directeur du site, Luciano Biondo, a confirmé le chiffre lors de la même séance de questions réponses. Ce chiffre est inférieur aux 400 millions d’euros déjà évoqués dans la presse.

Emmanuel Macron a également lancé aux salariés que si Toyota décidait d’investir 300 millions et créer 700 CDI là-bas, c’était parce qu’ils étaient bons.

luciano biondo

Le directeur, lui, a affirmé que le projet démontrait qu’il était possible d’investir et de produire en France. Ce projet va assurer un avenir à long terme à l’entreprise et créer de l’emploi dans un territoire qui en a bien besoin. D’ailleurs, les élus locaux ont accueilli la nouvelle avec enthousiasme. Xavier Jouanin, le maire d’Onnaing, a renchéri : « c’est une excellente nouvelle pour un territoire où le taux de chômage reste supérieur à la moyenne nationale ». Parmi ces 700 CDI qui ont été annoncés, 300 sont déjà actés, car le recrutement a commencé en Septembre. Mais la direction de Toyota n’a pas dévoilé le calendrier auquel débutera la deuxième vague de 400 CDI.

Augmentation de la capacité de production du site

Cet investissement va également permettre d’augmenter la capacité de production du site avec un objectif de 300 000 véhicules par an dans les années à venir contre 240 000 actuellement. « Je suis non seulement très heureux (de la décision d’investissement) mais c’est moi qui ai pris la décision, au Japon où je suis le plus souvent », s’est réjoui Didier Leroy, le vice-président Monde de Toyota. Mais il a aussi promis qu’ils allaient moderniser le site, où certains équipements sont plus ou moins anciens et vétustes.

Grâce à cet investissement, le site pourrait également envisager de décrocher la production d’un deuxième véhicule dans les années à venir, en plus de la Yaris produite aujourd’hui, même si Toyota n’a pas confirmé cette information lors de la visite du Président. À ce propos, Luciano Biondo, le PDG de Toyota Motor Manufacturing France a répondu aux journalistes qui l’ont interrogé sur le sujet : « vous êtes trop fixés sur le produit. Pour nous, ce qui est important, ce n’est pas d’avoir une Yaris, c’est d’avoir un site compétitif. Le projet, c’est d’avoir la meilleure entreprise de segment B (celui des citadines) ». L’usine Toyota d’Onnaing a déjà produit trois millions de véhicules depuis son ouverture en 1999 dont 230 000 Yaris sorties en 2017. Elle emploie actuellement à peu près de 3 900 salariés.

En revanche, le secrétaire général de CGT-Toyota, Eric Pecqueur a balancé en manifestant avec une dizaine de militants CGT, entourés de CRS, devant l’entrée de l’usine que la somme investie ne représentait rien pour un groupe comme Toyota et que l’investissement sur le site ne serait qu’une petite partie de l’investissement totale.

« Ce groupe et Macron utilisent les ouvriers et les chômeurs pour s’offrir une campagne de pub gratuite » a-t-il également dénoncé.

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