Investir en temps de crise, ce qu’il faut faire et ne pas faire

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Depuis quelque temps, les récessions et les crises nous font voir de toutes les couleurs. Les marchés plongent actuellement en pleine épidémie de coronavirus. Ajouter à cela, la guerre entre la Russie et l’Ukraine entraine vers une crise financière irrévocable. Face à de telles situations, nous avons décidé de faire le point sur les principales idées reçues concernant l’investissement en temps de crise économique. Découvrez ainsi les bonnes pratiques à mettre en œuvre.

Les fausses bonnes idées sur l’investissement en période de crise

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Avant de prendre la décision de faire un placement, il faut tenir compte de tout un tas de paramètres essentiels. D’ailleurs, il faut rester très vigilent surtout en période de crise. En effet, il existe de nombreuses fausses bonnes idées reçues sur l’investissement en temps de crise. Voici quelques unes que vous devez impérativement connaître avant de vous lancer.

Gagner de l’argent en investissant dans les actions les plus sûres

Ce genre d’idée est à adopter seulement avant que la crise n’apparaisse. Les valeurs refuges sont effectivement plus sûres et feront généralement l’objet d’une baisse moins prononcée comparée aux valeurs cycliques comme les matières premières, les actions bancaires et l’automobile.

Cependant, lorsque la crise s’installe, les valeurs défensives sont susceptibles de sous-performer. Cela parce que les cycliques sont ceux qui auront la croissance la plus forte dès que le marché se rétablit. Dans ce cas, pendant que vous gardiez l’action d’une entreprise de grande distribution qui, malgré la crise, s’est apprécié de 10 %, les actions bancaires anéanties par le marché, pourraient gagner 50 % lors du rebond.

Il est même possible que certaines valeurs refuges ne puissent résister. Dans ce cas, il est plus judicieux d’investir ou de conserver ses titres dans des entreprises leaders. Elles doivent compter plusieurs dizaines ou centaines d’années et présenter des fondamentaux solides.

Assurez-vous également qu’elles possèdent la capacité à créer de la valeur ajoutée sur le moyen et long terme. Par ailleurs, elle doit présenter un endettement et un bilan sains.          

Lorsque la Bourse remonte, la crise et le krach boursier sont passés

Vous devez garder à l’esprit que, la Bourse tente toujours de prévoir la fin d’une crise. Cela bien avant que le PIB ou autres données économiques n’en donne la confirmation. Il est possible que le marché ait raison, mais ce n’est pas toujours le cas.

Ainsi, dans ce dernier cas, il y aurait reprise du marché pour mieux replonger si la crise s’avérait plus longue et plus tenace que prévu. En termes d’analyse graphique, ce phénomène fréquent est ce qu’on appelle le « rebond du chat mort » ou « Dead Cat Bounce ». Il définit la reprise haussière, mais de courte durée, des marchés financiers dans une correction plus importante ou dans une tendance baissière.

Réaliser des investissements plus sûrs grâce au découplage

Le découplage se rapporte au fait que les économies avec une forte croissance, comme celles d’Amérique du Sud ou d’Asie, se sont déployées au point de pouvoir continuer à prospérer bien que les pays développés traversent une crise économique. Cette idée est totalement fausse. C’est par exemple le cas lors de la crise des subprimes étant donné que la récession avait touché les marchés mondiaux.

En effet, en 2008 et 2009, les pays émergents ont réussi à enregistrer une légère croissance. L’Europe et les Etats-Unis quant à eux ont été plus durement touchés. Toutefois, pour exporter leurs marchandises vers les économies occidentales par exemple, ces pays émergents devront s’entourer de partenaires forts. La crise sanitaire actuelle est causée par l’épidémie de Covid-19. Cette dernière a commencé en Chine avant de se répandre à travers le globe. Evidemment, elle a entraîné une crise financière mondiale et des chutes spectaculaires sont enregistrées dans toutes les places boursières.

Face à la crise liée au coronavirus, l’immobilier représente une valeur sûre

Comme nous l’avons déjà remarqué lors de la crise de 2008, cette idée n’est pas vraiment indispensable. Parmi l’un des symptômes qui se rapportent à un malaise économique, on peut citer la déflation. Lors qu’une telle situation se présente, on constate que les prix des biens se dégradent puisque l’offre est importante par rapport à la demande. Il n’est donc pas possible de soutenir les prix actuels.

Une telle situation peut très bien toucher le secteur de l’immobilier. Cela en raison du fait qu’il s’agit d’un actif comme un autre. Son prix flambe alors au gré des cycles économiques. Il ne faut pas non plus oublier que la crise de 2008 a été causée par l’immobilier. Une augmentation rapide des stocks a été enregistrée suite à des années de construction effrénée. Ce qui a entraîné une chute des prix de plus de 30 %. L’impact de la crise actuelle, d’origine sanitaire, sur les prix de l’immobilier peut être moindre. Cependant, ce n’est pas vraiment certain.

La crise n’a aucun impact sur les actions à fort rendement

Pour pouvoir verser un gros dividende, une entreprise doit enregistrer suffisamment de bénéfices. Elle pourra ensuite en distribuer une partie. Durant un temps économique favorable, la société peut efficacement se protéger en déboursant que 20 à 30 % de ses revenus nets pour les dividendes. Néanmoins, les revenus nets d’une société peuvent chuter de 50 %, en période de crise, remettant en question le versement des dividendes.

Par conséquent, le cours des actions à rendement peut, en temps de crise, rencontrer deux sources de pression à la baisse :

  • La prévision d’une réduction des bénéfices
  • La peur des investisseurs compte tenu de la possibilité que le dividende diminue voire éliminé

Investir en temps de crise, vers quels secteurs se tourner ?

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Face au resserrement monétaire des banques centrales, les craintes liées à l’inflation et le risque de récession dans grand nombre de pays développés, il faudra prendre le temps de bien choisir le secteur dans lequel investir. En effet, certains secteurs sont plus recommandés que d’autres et peuvent permettre de minimiser le risque de pertes.

Réaliser un placement dans les entreprises du secteur pharmaceutique

Le domaine de la santé compte incontestablement parmi les secteurs à privilégier. Généralement, les valeurs pharmaceutiques sont considérées comme défensives. En d’autres termes, l’évolution de la conjoncture économique affecte très peu leurs performances financières.

Les ménages feront effectivement l’impasse sur d’autres dépenses moins importantes avant d’arrêter de s’offrir les soins dont ils ont besoin pour rester en bonne santé. Le secteur pharmaceutique est, de plus soumis, a très peu de pression sur les marges par rapport à d’autres valeurs dites « défensives » telles que l’agroalimentaire et la grande distribution.

On peut citer parmi ces entreprises l’américain Pfizer, le français Sanofi, les suisses Roche et Novartis ou le danois Novo Nordisk. Selon Kevin Thozet, les entreprises dans l’assurance santé aux Etats-Unis « devraient également bien se porter ». Parmi elles, on peut citer les groupes CIgna, Anthem et Humana.

Les entreprises liées à la consommation de base

Les groupes liés à la consommation de base représentent d’autres valeurs défensives. Elles vendent généralement des biens et services comme c’est le cas des groupes agroalimentaires (Danone, Nestlé, etc.). Tel est également le cas des entreprises de la grande distribution telles que Carrefour, en France.

Tout de même, il est possible que ces entreprises font face à une baisse de la demande et souffrir de l’inflation à condition qu’une sérieuse révision à la hausse des salaires en soit envisagée. Kevin Thozet affirme que « En temps de crise, on se concentre plus sur l’achat de ce dont on a besoin que ce dont on a envie ».

Définit également par un repli économique, la période n’est donc pas idéale aux valeurs dites « cycliques » à l’image des constructeurs automobiles qui exercent une activité fort sensible à la conjoncture. Par contre, une société telle que Colgate-Palmolive, spécialisée dans l’hygiène et dans les produits d’entretien, semble plus porteuse. Effectivement, vous n’allez pas arrêter de vous nettoyer, de vous brosser les dents ou de nettoyer votre logement malgré la récession.

Se tourner ver le luxe et le tech

Même si certaines actions « de qualité » ne soient pas considérées comme des valeurs défensives, elles méritent tout de même de figurer dans votre portefeuille. Tel est par exemple le cas des entreprises du secteur du luxe comme LVMH ou Hermès. D’après les estimations de Kevin Thozet, « Ces entreprises peuvent maintenir leurs marges, car les plus consommateurs les plus aisés sont moins sensibles à la hausse des prix ».

Par ailleurs, la Chine qui représente un marché important pour le luxe, ouvre de nouveau son économie après que de grandes villes comme Shanghai ait levé les mesures de confinements très strictes. Même si les grandes valeurs technologiques sont lourdement touchées par la baisse des cours, elles restent aussi intéressantes. Le gestionnaire de fonds Werner Wuyts de la banque privée Dierickx Leys a confié au journal l’Echo que « C’est dans le secteur technologique que l’on trouve encore les sociétés affichant la plus forte croissance ».

En revanche, il va falloir être plus sélectif qu’auparavant et se focaliser principalement sur les sociétés rentables telles que Alphabet et Microsoft. L’industrie de la tech compte également des groupes spécialisés dans la cybersécurité comme le français Wallix ou le californien Palo Alto Networks. Ces entreprises ont de grandes chances d’avoir du succès en Bourse sur le long terme. Aujourd’hui, de plus en plus d’administrations et d’entreprises sont victimes des attaques informatiques. A cela s’ajoute la guerre entre l’Ukraine et la Russie.

Faire un placement dans les énergies renouvelables

Les énergies renouvelables comptent parmi les secteurs porteurs sur le long terme. Cela concerne globalement les entreprises liées à la transition énergétique, à l’image de l’américain Top Build, spécialisé dans les matériaux isolants pour la construction. En France, de nombreuses entreprises loin des ténors du CAC 40 sont prometteuses. C’est le cas de

  • McPhy et Lhyfe, tous deux spécialisés dans l’hydrogène.
  • Albioma, expert du solaire photovoltaïque et de la biomasse
  • Neoen, spécialisé dans les centrales solaires et les parcs éoliens

Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM, Frédéric Rollin estime que « L’énergie solaire est bien plus compétitive qu’avant, son coût de production ayant fondu ».

Par ailleurs, la guerre en Ukraine a rappelé à quel point l’indépendance énergétique de la France et de l’Europe est capitale. Ainsi, les investisseurs peuvent investir dans de grandes entreprises du secteur telles que le danois Orsted, voire TotalEnergies. Malgré le fait que le pétrolier français reste l’une des plus grandes puissances mondiales en termes d’énergies fossiles, cette dernière investit de plus en plus dans les renouvelables.

Miser sur des titres de dette de certains pays émergents

A part les actions, il est aussi possible d’investir dans certains titres de dette que des Etats émergents ont émis. Prenant par exemple le cas du fonds Carmignac Patrimoine qui en détient 3 % par dans son portefeuille. Kevin Thozet a précisé que « Nous privilégions des pays qui disposent d’importantes ressources en matières premières. Outre le Brésil et le Mexique, et leurs réserves de pétrole, certains territoires détiennent des matières liées à la transition énergétique, comme le Chili, premier producteur mondial de cuivre ».

Pourtant, les prix des matières premières ne cessent d’augmenter. Par ailleurs, la crise du Covid-19, puis la guerre en Ukraine a mis à mal les chaînes d’approvisionnement. Selon les explications de Kevin Thozet, «Nous observons un rapprochement des productions, ce qui rend intéressantes les obligations souveraines de pays d’Europe de l’est, comme la Roumanie ».

L’or, valeur refuge en temps de crise

En période de crise, l’or reste l’un des placements les plus sûrs. Décorrélée des marchés financiers, le métal jaune représente la valeur refuge par excellence. Il s’agit donc d’un excellent moyen pour diversifier votre portefeuille. Même si depuis son sommet en mars 2022, le cours de l’once d’or a considérablement baissé, l’actif reste traditionnellement bien résistant en période de crise et de perte de confiance.

Par conséquent, en choisissant de faire un placement dans l’or en période de crise, vous pouvez être sûr du fait que vous aurez un actif fort et résistant qui vous permettra de préserver efficacement une partie de vos avoirs.          

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