Immobilier de montagne : quels sont les pièges à éviter ?

Si l’immobilier de montagne vous intéresse, de nombreuses possibilités s’offrent à vous pour y réaliser un investissement. Du simple appartement au chalet de luxe, tout dépend de votre capacité budgétaire. Cependant, notez que ce type d’investissement n’est pas sans risque, puisqu’il suppose de la location saisonnière. Alors, quelles sont les erreurs à éviter pour rentabiliser un investissement immobilier en montagne ?

Erreur n°1 : investir dans l’immobilier de montagne en se focalisant uniquement sur la période hivernale

Le piège dans lequel tombent de très nombreux investisseurs en immobilier de montagne est de se focaliser uniquement sur la période hivernale, où ce type de bien immobilier est généralement très demandé. Or, à la base, l’immobilier de montagne demande souvent un investissement important, difficile à rentabiliser si vous ne louez que pendant les 18 à 20 semaines d’occupation en hiver.

Ainsi, pour mieux rentabiliser votre investissement, cherchez à étendre le temps d’occupation de votre bien sur la période estivale. Dans cette optique, n’hésitez pas à faire appel à une équipe d’experts comme Pierre & Montagnes Patrimoine, spécialisés dans la vente de chalets et d’appartements à la montagne. En sollicitant une telle agence, l’objectif est de trouver un bien immobilier dans une station qui soit très active, tant en hiver qu’en été. Au-delà des pistes de ski et des remontées mécaniques, vous devez donc privilégier une station où des infrastructures sont disponibles toute l’année et dont le potentiel touristique est considérable.

Erreur n°2 : cibler les stations de ski à faible potentiel

Contrairement à ce que vous pourriez penser, l’immobilier de montagne ne fonctionne pas comme la pierre classique. Alors qu’un quartier en zone urbaine est appelé à se développer au fil des années, générant de la plus-value pour l’investisseur, les stations en montagne connaissent très rarement une croissance exponentielle.

Vous devez donc éviter d’investir dans une station de ski aujourd’hui peu développée, en nourrissant l’espoir de la voir se développer drastiquement dans 5 ou 10 ans. C’est le meilleur moyen de ne pas rentabiliser votre investissement. Dès le départ, autant donc miser sur une station au potentiel touristique évident (nombre et qualité des hôtels, résidences de services, infrastructures, etc.). N’hésitez pas à consulter ce top 6 des plus belles stations de ski de France : https://www.elle.fr/Loisirs/Evasion/Ski-France. Les stations idéales où vous gagnerez à investir en montagne sont entre autres Méribel, Val d’Isère, Courchevel, Megève, Auron, Montgenèvre et Serre Chevalier.

En ciblant l’une de ces stations, vous pouvez être rassuré sur le fait que votre bien en montagne sera occupé tant en hiver qu’en été. Une étude de l’Association nationale des maires de stations de montagne datant de 2019 révèle d’ailleurs qu’en période estivale, les stations enregistrent un taux d’occupation d’environ 60% en moyenne. Raison de plus pour bien choisir sa station.

Immobilier de montagne

Erreur n°3 : négliger les frais d’entretien du bien immobilier

Pour estimer la rentabilité de votre investissement immobilier en montagne, tenez compte des frais d’entretien. Sur une année, ils sont généralement nettement plus élevés que ceux associés à un bien immobilier en ville. En cause, l’altitude des stations et les conditions météo qui accélèrent l’usure des bâtiments. Vous serez donc tenu de réaliser des travaux de rénovation et de remise en état régulièrement.

Cela implique d’utiliser des matériaux qui résistent bien à la neige et aux basses températures. Or, ces matériaux sont réputés très onéreux. À cela, il faudra ajouter le volet fiscal, lequel devra être bien analysé.

Erreur n°4 : espérer une rentabilité similaire à un investissement immobilier traditionnel

Si avec l’immobilier de ville, la rentabilité d’un bien peut varier d’un quartier à un autre (et même d’un appartement à un autre dans une même propriété), l’immobilier de montagne ne fonctionne pas ainsi. Effectivement, pour un bien acquis autour de 300.000 euros et pour un autre cédé à 2 millions d’euros, attendez-vous à une rentabilité à peu près identique. Elle se situe entre 2 et 4%, pas davantage.

Les locataires saisonniers, en été comme en hiver, recherchent certes un certain confort et apprécient particulièrement une vue sur la montagne et l’accès à des commodités proches de leur lieu de résidence. Mais ils ne vont pas jusqu’à doubler leur budget de location de vacances. Ils accordent davantage priorité à la disponibilité des lits, selon le nombre de personnes à loger. Pour eux, le reste n’est que du bonus.

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